Black Tot

83,00

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Bottle Profile
Distillery Unknown
Origin
Bottler Undefined
Type Blended Rum
Alcohol By Volume 54,3%
Sugar Measured
Description blended continental aging rum "Black Tot Royal Navy Rum is a blended, aged rum in that had been stored for 40 years in stone flagons by the British Royal Navy. The rum is part of the last rum ration served to British Royal Navy sailors on July 31, 1970 when the 300-year old tradition of a daily rum ration, or "tot", ended."
Review 2

Rieviews

Review by "Serge" Score: 89

Nose: oh! Very ‘British rum’ indeed, so partly Jamaican, with the appropriate amount of tar, coal smoke, black olives, brine, chicken soup (must be the dunder pits), liquorice, heavy molasses, juicy prunes, moist cigars… But as we all know, very old spirits tend to converge, and indeed, we’re slowly getting closer to some old sherried Speysider, perhaps via the Demerara River. Soy sauce, Corinth raisins, more prunes, parsley, pipe tobacco… I was even about to mention old armagnac, but I guess that would be a little too French for the British Navy ;-). With water: the fine herbs and oils from the wood come to the front (pinesap, menthol) but the liquorice never gives up. There’s also a medicinal side, rather ala old Ardbeg than Laphroaig.

Palate: Mouth (neat): exceptional arrival, very tarry and extremely liquorice-y, thick yet dry, a little smoky, and ridden with all sorts of pipe tobaccos, from the most ‘golden’ to the blackest oriental blends. Very heavy, it reminds me of some old Wedderburns. Not exactly lace as we say here, but who needs lace when on board one of his/her majesty’s warships? With water: it’s the sugar cane that comes out, and it would come together with coffee and cassis eau-de-vie. BTW, great cassis eau-de-vie – not talking about liqueurs or creams - is not easy to find, but you may check Capovilla’s works (hint, hint).

Finish: long, perhaps a notch drying but no surprises here, and with bags of oranges. I don’t know why, but it reminds me of some old Dalmores now, but I guess Dalmore was rather for the naval officers. Strong coffee in the aftertaste, ristretto style.

Thoughts: heavy and thick rum, but there is a lightness to it and many subtleties, it just needs quite a lot of your time. But it’s worth it. And now, à l’abordage!

Review by "Cyril" Score: 77

Notre ration présente une couleur acajou tirant sur le rubis intense, puis quelques bulles, preuves d’une viscosité avancée et déjà de larges jambes apparaissent qui dégoulinent sous le joug des armes de nos marins dandy, près à en découdre.

Nose: Le nez est boisé et poudré à souhait, du cuir humide et de mélasse bien sombre et amère, du fruité outrageusement mûr et légèrement rance, des épices à réveiller vos ardeurs (gingembre et cannelle), non sans rappeler la touche Port Mourant avec ce boisé humide et imbibé. On s’enfonce dangereusement dans les cales du bateau avant qu’un vent de fraicheur, d’agrumes, ne donne enfin un peu d’espoir, un peu de lumière dans toute cette obscurité. Il faut en profiter car l’accalmie ne dure pas, et c’est maintenant un voile de fumé caramélisé qui vient brouiller votre odorat, et des fruits secs (raisin, pruneaux), à coque (noix), et toujours cette mélasse extrême, bien trop présente pour être agréable. Un nez aussi pesant que l’ambiance qui devait régner alors sur les navires, excessive et brut, cacaotée et poudrée, dure et prête à exploser.

Palate: L’attaque est saisissante, presque brutale, et épaisse : du chêne humide, amère, fumé (tabac/cuir), de la réglisse et toujours cette sensation poudrée et mélassée qui vient maintenant coller au palais en attendant d’être saisie par une flamme (ou plus simplement de l’eau) ; l’explosion est imminente et les épices se font plus insistantes (poivre noir, piment) et finissent de réveiller la moindre de vos errances ; il est ardu de garder ce rhum en bouche très longtemps tellement ça vous attaque de l’intérieur. Le temps n’est pas au repos et le message du rhum est plutôt clair : ne pas s’endormir, ne pas baisser sa garde ni la vigilance, et ça marche. On ne rêve pas d’exotisme mais de piraterie, la bouche est austère et résolument noire et boisée. Une sucrosité certaine à l’attaque, cette mélasse encore et sûrement les fruits.

Finish: Fin de bouche sèche, poudrée et boisée : le chêne, le tabac, la réglisse, le cacao amer, le rhum fait son travail très longuement, délivrant même des arômes de fruits noirs sur la fin (cassis), avec toujours cette impression d’en avoir de tapissé sur le palais. Le rhum est bien vivant et continue même à vous hanter… durant un long, très long moment. Même une bonne heure après la dégustation vous avez toujours l’impression d’avoir le rhum en bouche, ou en tout cas son souvenir qui ne semble pas vouloir partir, pour le meilleur, ou pour le pire.

Thoughts: La bouche est puissante, mais l’assemblage ne fonctionne pas, trop de mélasse, trop de bois ; peut-être n’auraient-ils pas dû assembler les jarres de rhum entres elles ? On ne le saura malheureusement jamais… Et dire que ce rhum est servi lors de grands événements royaux nous montre -si besoin est- le goût étrange et douteux de nos amis anglais.

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